In the End – Demitria Lunetta (In the After #2)

Couverture In the After, tome 2 : In the End

Résumé :

Trois mois se sont écoulés depuis qu’Amy s’est échappée de New Hope. Depuis qu’elle a vu Baby ou Kay ou Ray pour la dernière fois. Elle survit seule, comme elle le faisait avant d’être « sauvée » et emmenée dans ce qu’elle croyait être un endroit sûr. Même alors qu’elle recherche de nouvelles provisions, la voix de son ancienne camarade Kay retentit grâce à l’oreillette qu’elle possède depuis son départ. Et, d’un ton désespérée, Kay lui murmure quatre mots, qu’Amy espérait ne jamais entendre : Dr. Reynolds détient Baby. Une course contre la montre démarre, car Baby est en grand danger, sa vie est menacée par le docteur qui a aidé à la fin du monde. Pour sauver la vie de Baby, Amy va devoir se rendre jusqu’à Fort Black, une ancienne prison transformée en une colonie de survivants où elle devra trouver Ken – le frère de Kay – car il détient la solution pour la survie de Baby. Mais avant qu’elle puisse faire quoi que ce soit, elle devra survivre dans le plus sombre des endroits. Le moindre faux pas coûterait non seulement la vie de Baby et d’Amy mais menacerait également la survie des gens dans le Monde d’Après.


Mon avis :

Dans la série des tomes que j’attendais le plus, voici celui qui clôt le diptyque d’In the After. Le premier tome m’avait irrémédiablement conquise par son ambiance, son héroïne et son intrigue ; j’avais été embarquée de la première à la dernière page, et j’étais vraiment curieuse de découvrir comment Demitria Lunetta clôturait cette mini-série de deux tomes. J’avais hâte, et en même temps j’avais peur que tout ne soit pas résolu. Et au contraire, l’auteur nous prouve ici que l’on n’a pas besoin d’une série avec des tomes à rallonge pour livrer une superbe histoire !

On retrouve Amy quelques mois après sa fuite de New Hope. Malgré les conseils des autres Gardiens, elle n’a pas voulu rejoindre Fort Black, retrouvant ainsi une relative « liberté » dans ce monde apocalyptique où la solitude lui pèse fortement. Mais un message de Kay va l’obliger à revoir ses priorités. Car Baby est en grand danger, et pour la sauver, elle n’a pas d’autre choix que de rejoindre Fort Black.

C’est une ambiance complètement différente que nous décrit Demitria Lunetta dans ce tome. Là où le premier était très psychologique, le second devient violent, sombre et noir. Car la vie à Fort Black est loin, très loin de ressembler à celle de New Hope. Les filles y sont rares, et tout le monde est encadré, surveillé par des règles édictées par la loi de la jungle. J’ai beaucoup aimé l’évolution de l’histoire, du contexte et de l’ambiance, plus hostile, et où tout le monde s’avère être un ennemi potentiel. J’ai eu beaucoup de mal à faire confiance aux nouveaux protagonistes, je ne savais absolument pas à qui me fier, et c’était assez perturbant.

Amy m’a encore une fois conquise. Son passage à New Hope a laissé des séquelles, mais son entrainement en tant que future Gardienne lui permet dorénavant de connaitre sa valeur et de savoir se défendre. Et vu l’endroit où elle débarque, cela ne sera pas de trop. Demitria Lunetta n’enjolive pas les choses : Amy débarque dans un monde hostile, où règne la loi du plus fort, et où l’homme est rabaissé à ses plus bas instincts. Elle va faire preuve d’une force et d’un courage remarquables pour ne pas se laisser détruire par une telle situation où personne pourtant ne se révolte.

Mais j’ai été très touchée par Jack également. L’environnement sombre dans lequel il vit n’a pas entaché sa bonté. Je l’ai trouvé brisé, mais pas abattu. Il traine une histoire triste, et pourtant, il continue à survivre malgré tout, et c’est une véritable force de caractère qui m’a séduite. Il n’hésite pas à prendre Amy son sous aile, sans rien lui demander en retour, et sans savoir qui elle est.

Quant à l’histoire… Je n’ai strictement rien à redire. Demitria Lunetta a créé un monde cohérent, où tout se tient, et où tout s’imbrique parfaitement. Elle n’a rien oublié, rien laissé de côté, et c’est quelque chose qui m’a véritablement étonnée. Une fois la dernière page tournée, on se dit que tout était d’une logique imparable. Elle ne révolutionne pas vraiment le genre, mais elle a su faire une histoire parfaite, loin d’être tirée par les cheveux, et qui peut paraitre par bien des points très réaliste, et surtout possible. Elle a un style réellement captivant, et quand on commence la lecture, il est très difficile, voire impossible de s’interrompre. L’auteur ne nous ménage absolument pas, et nous laisse aucun moment de répit ; l’action est omniprésente sans être sur-dosée. Tout reste fluide et tellement naturel, mais cela n’empêche pas l’auteur de nous emporter de surprises en révélations, dans un style toujours aussi parfaitement bien maitrisé. Rien à redire, vraiment.

J’ai aimé autant que détesté la fin. Même si j’aurais aimé en savoir plus et poursuivre l’aventure, je me dis qu’elle est totalement appropriée. On a enfin la réponse à toutes nos questions, la suite, c’est à l’humanité restante d’en décider. Amy, Kay, Jack et les autres ne pourront ainsi plus rien y changer, et il faut laisser faire les choses, les laisser évoluer. Et j’ai trouvé cette attitude là très intelligente de la part de l’auteur, qui choisit de ne pas en faire des tonnes. Ce qu’elle fait, elle le réussit, pourquoi chercher à en vouloir plus…?

Pour conclure, c’est un véritable petit bijou ! Une série en deux tomes seulement et qui réussit l’exploit de répondre à toutes les questions, qui développe parfaitement une histoire et qui propose des personnages bien pensés et complexes, cela faisait longtemps que je n’avais pas vu cela ! J’ai été captivée et enchantée, et c’est sans surprise aucune que cette saga se classe dans mon top des livres jeunesses. J’ai adoré, tout simplement adoré, et ne peux que vous la conseiller ; il serait dommage de passer à côté…


Editions Lumen
Série complète en deux tomes
02 avril 2015

15 €
406 pages

5 réflexions sur “In the End – Demitria Lunetta (In the After #2)

    • Effectivement, car les deux sont assez différents. Dans le premier on a encore de l’espoir, et on découvre une situation qui va en s’améliorant. Tandis que le second est bien plus sombre. Cette dualité entre les deux livres est vraiment remarquable 🙂

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  1. Pingback: Bilan livresque – Avril 2015 | Alice Neverland

    • En général je n’aime pas les histoires qui sont trop « ouvertes » sur la fin. Mais là, je trouvais cela totalement justifié
      Et oui, s’il y a bien un livre thriller apocalyptique que je conseillerai, ce serait celui là ! Je n’ai absolument aucun reproche à lui faire 😉

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