La cour des grandes – Adèle Bréau (Tome #1)

Résumé :

Quatre amies dans le Paris branché et bobo du 9e.
Mathilde est cadre dans une grosse firme pleine de mâles qui l’attendent au tournant. Mère de deux petits garçons, elle jongle avec les emplois du temps dans une culpabilité constante.
Son amie Alice seconde un restaurant en vue de la capitale et peine à se remettre de sa séparation, malgré le soutien de son ado. Lucie, leur richissime comparse, à la tête d’une famille nombreuse, est obsédée par la bonne tenue de son bonheur conjugal. Quant à Eva, la quatrième, elle rêve de devenir mère elle aussi.
De leurs cahiers de texte de collégiennes à leurs plannings surbookés, ces working mums sont entrées sans s’en rendre compte dans la cour des grandes. Héroïnes « made in France », elles ne rêvent plus de prince charmant, de robe meringuée et d’alliances. Elles n’ont plus le temps de rêver. Crèche, école, courses, babysitters, vie sexuelle, carrière, enfants malades, corps qui fout le camp, premières rides et petits flirts, elles tentent simplement de maîtriser le tourbillon insensé qui les emporte depuis qu’elles ont dit oui.
Dans un Paris de comédie romantique, ces équilibristes à l’aube de la quarantaine rient, explosent, galèrent, textotent, aiment et espèrent, car au fond les mères de famille auront toujours quinze ans. Leur vie ne fait que commencer.


Mon avis :

Je tiens tout d’abord à remercier Anne des Éditions JC Lattès pour l’envoi de ce service presse !

Je n’avais absolument pas entendu parler de ce livre à sa sortie, et je suis bien contente qu’Anne me l’ait proposé via les éditions JC Lattès. Dès la lecture des premières pages qu’elle m’avait envoyées, je savais que ce livre était fait pour moi. J’ai grandi en lisant la célèbre série Quatre filles et un jean, et j’avais ici tout bonnement l’impression de me replonger dans cet esprit là, mais version femme active / mère de famille. Comme si la saga avait grandi en somme, et qu’Adèle Bréau m’en proposait une version plus mature, et plus adéquate maintenant avec mon âge…

Chaque maman, chaque femme, chaque adulte retrouve un petit morceau d’elle dans ce livre. Adèle Bréau a cette capacité d’évoquer les faits les plus marquants, les plus sensibles qui marquent la vie féminine : vie de couple, baby blues, divorce, adultère, manque de confiance en soi, mères de famille débordées … Elle ne laisse vraiment rien de côté

Ce fut vraiment superbe de suivre ces quatre filles, de constater que les années n’ont fait que renforcer leur solide amitié qui survit à toutes les épreuves. Elles sont prêtes à tout les unes pour les autres, et restent présentes pour chacune d’entre elle, répondant à chaque appel. C’est véritablement un lien très fort qui les uni, et l’auteur nous retransmet cela avec une réelle émotion. On a l’impression d’être la cinquième personne du groupe, on les suit, on s’intègre et on voit parfaitement les vies que nous présente l’auteur.

Je reste tout de même dubitative sur un point : Adèle Bréau ne nous épargne rien, et c’est peut-être ce qui est un peu dommage. La philosophie de son roman est superbe, l’auteur nous démontre qu’il faut toujours garder l’espoir d’une vie meilleure, que rien n’est définitif et qu’il ne faut pas hésiter à aller jusqu’au bout des choses que l’on souhaite. Mais à côté de cela, elle dresse un portrait masculin des moins flatteurs. Et surtout, elle ne laisse que peu d’espérance quant à la viabilité et la fiabilité du mariage. Ce qui m’a assez dérangée, car c’est limite déprimant, défaitiste, et bien trop négatif. Et le fait que l’on ne trouve aucun homme « normal » dans le livre, aucun qui ne soit fourbe ou encore égoïste renforce cette impression. Un discours bien trop misandrique, et qui me fait porter un bémol à cet ouvrage qui m’a pourtant ravie.

En définitive, malgré ce point qui m’a laissée perplexe une fois le livre terminé, j’ai passé un très, très bon moment. Pour dire, le livre n’a tenu qu’une après-midi tant il m’a été difficile de le reposer une fois lancée. Je me suis régalée, j’ai éprouvée beaucoup d’empathie pour ces femmes qui se donnent à fond, qui essaient de tout réussir et qui n’ont au final que peu de reconnaissance de leur moitié. La morale que nous inspire Adèle Bréau est très belle, mais j’ai presque peur d’en découvrir le prochain tome, Jeux de garçons prévu pour juillet, et qui se consacrera alors aux garçons qui ont compté dans la vie de nos quatre filles…


Editions JC Lattès
08 avril 2015
19 €
400 pages

5 réflexions sur “La cour des grandes – Adèle Bréau (Tome #1)

  1. Pingback: Les Jeux de Garçons – Adèle Bréau (La Cour des Grandes #2) | Alice Neverland

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