Les étoiles en moi – Andrea Seigel & Brent Bradshaw

Couverture Les étoiles en moi

Résumé :

Je vous présente Magnolia ! Son père est mort, son petit-ami l’a larguée pour s’investir davantage dans sa passion du surf, et sa mère est en dépression à force d’être rejetée des castings pour le nouveau show télé des ménagères… Tout ce que Magnolia cherche, c’est elle-même.
Et voici… Ford ! La moitié de sa famille est en prison. L’autre devrait sans doute l’être également. Il vivote grâce à un petit boulot chez un disquaire, et son frère a revendu sa guitare pour quelques pièces. Tout ce que Ford veut, c’est une autre vie.
Et Ford rencontra Magnolia…
Quand les deux adolescents sont castés pour Spotlight, la nouvelle téléréalité de concours de chant, ils voient dans cette aventure la possibilité de repartir de zéro. Avec les autres candidats, ils vivent tous ensemble dans une maison à Hollywood et chantent du matin au soir. Jusqu’à ce qu’ils tombent amoureux. Mais leur amour peut-il vraiment être sincère, face à des caméras qui espionnent chacun de leurs mouvements ? Et que faire de leur passé, qui les rattrape plus vite qu’ils ne l’auraient voulu ?


Mon avis :

Les étoiles en moi était LE titre que je voulais absolument découvrir dans cette nouvelle collection New Way d’Hugo Roman. Tout me faisait envie dans cette parution, de la couverture au résumé en passant par le fait que ce soit un livre possédant sa propre playlistUn livre définitivement dans son temps et très actuel donc, que je suis ravie d’avoir pu découvrir à travers la masse critique de Babelio !

Impossible par contre, dès le début du récit, de ne pas faire de parallèle avec la Star Academy. Et c’est véritablement ce à quoi ce livre m’a tout d’abord fait penser. Pourtant, l’histoire a su rapidement se détacher de ce carcan là. Certes, il y a ce contexte télé-réalité, mais celui-ci est loin de prendre le pas sur le récit. Les auteurs ne prennent pas dix ans pour retranscrire les shows télévisuels, les entrainements et autres joyeusetés de la vie filmée. Par contre, ils nous expliquent au contraire les coulisses d’une telle machinerie. Écriture des scenario, choix (ou imposition) de chansons… Et c’est cette particularité qui rend Les étoiles en moi si vivant.

Car Spotlight ne devient qu’un simple décor qui permet à deux jeunes adultes de se rencontrer, de se découvrir, et de faire leur propre expérience de la vie. Le dosage est ainsi parfaitement réalisé, le contexte ne prend pas le pas sur le récit, et, vraiment, l’histoire devient magnifique à voir éclore.

Magnolia et Ford sont deux adolescents aux histoires compliquées qui se retrouvent propulsés sous les projecteurs sans trop savoir comment. A dix-sept ans, difficile de comprendre les rouages de la télé-réalité, ils vont donc apprendre à leur dépend ce que devenir un personnage public veut dire. Pourtant, loin d’être négative, cette expérience va leur permettre de se remettre en question et de comprendre enfin ce qu’ils veulent faire de leur vie. Chacun à sa manière, ils vont ainsi grandir et révéler la personne qu’ils sont véritablement, et Spotlight va avant tout être le déclencheur pour leur permettre d’apprendre qui ils sont.

Ce cheminement, ce passage de l’adolescence vers le monde adulte est vraiment très bien relaté, et c’est définitivement le point fort du roman. Loin de penser au coté star / célébrité, c’est une véritable histoire sur la recherche de soi, sur la construction de sa propre personnalité, ce moment où l’on apprend à penser pour soi-même et où l’on passe à l’âge adulte. De ce fait, la romance passe un peu au second plan, et c’est ce qui m’a légèrement déçue. Je m’attendais à ce qu’elle ait plus d’importance, alors que c’est vraiment cette construction en tant qu’adulte qui est le point de mire de ce récit.

La lecture reste légère, sans prise de tête, et défile tranquillement. Il n’y a pas vraiment de surprise, mais on ne s’y ennuie pourtant pas ; l’histoire reste vraiment agréable à lire. Hugo Roman prend encore une fois le parti d’associer la parution à une playlist de lecture qui fournit un petit plus à l’histoire et l’empêche d’être complètement linéaire.

J’ai ainsi assez apprécié ce livre, sans que cela ne soit transcendant non plus. C’était mignon, intéressant, un parfait moment de détente, même si l’histoire ne m’a pas fait vibrer plus que cela. J’ai tout de même aimé cette réalité de la téléréalité, on est bien loin des paillettes que l’on nous montre à chaque fois. L’évolution de Ford et Magnolia est aussi agréable à observer, on découvre des enfants, on finit avec des adultes. Ils ont grandi, muri, et c’était mignon à souhait. Même si je regrette tout de même que cette romance n’ait pas su prendre plus d’importance dans ce récit.

Une bonne lecture donc, qui vous fera passer un doux moment.


Éditions Hugo Roman – Collection New Way – 11 juin 2015 – 16 € – 336 pages

7 réflexions sur “Les étoiles en moi – Andrea Seigel & Brent Bradshaw

  1. Pingback: Juin 2015 : Bilan Livresque – partie 1 : lectures | Alice Neverland

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s