Stone Rider, tome 1 – David Hofmeyr

Résumé :

La course de Blackwater : un parcours effroyable, des chances de survie minimes mais, pour le gagnant, la seule chance d’échapper à un monde hostile et à une mort précoce. Adam Stone a décidé de relever le défi. Face à lui, des rivaux organisés en clans redoutables. Adam ne peut compter que sur sa békane. Pour survivre, il ne faut faire confiance à personne, pas même à la belle Sadie…


Mon avis :

Voici une parution de la rentrée qui m’a très vite intriguée. Je n’avais absolument pas entendu parler de ce roman, pourtant j’ai très vite été accrochée par le résumé, promettant une histoire des plus originales, ainsi que par la couverture, sobre mais superbe. Je ne savais donc pas trop à quoi m’attendre, et j’ai plongé dans l’histoire auprès d’Adam Stone.

Tout au long du récit, on suit donc Adam qui rêve de quitter sa ville natale désertique, Blackwater, pour la luxueuse Base. Sa seule chance pour accomplir ce rêve : remporter la course sur le Circuit de Blackwater. Une course à moto dangereuse qui le mettra à rude épreuve, corps et âme. Sauf qu’il ne sera pas le seul à tenter sa chance, et il devra alors affronter Kane ainsi que la belle Sadie. Mais est-il vraiment prêt à tout afin de réaliser son rêve ?

Le gros, gros point fort du roman est sans conteste l’univers ultra-original qui le compose. A mi-chemin entre la romance adolescente, la dystopie et le monde des bikers, Stone Rider est un savant mélange qui happe le lecteur dès les premières pages et qui nous entraine dans une incroyable poursuite, tourbillon d’évènements et de sensations.

J’ai été par contre mitigée par le côté hyper masculinisé du livre. Sans conteste David Hofmeyr vise un public assez restreint, s’adressant essentiellement au lectorat masculin plutôt que féminin. Les personnages féminins ont d’ailleurs un rôle assez rédhibitoire au milieu de toute cette violence, cette virilité et cette profusion de testostérone. L’action a la part belle dans ce roman, au détriment de tout le côté émotionnel qui parait bien fade, limite insensible, et qui manque cruellement de développement.

La plume de David Hofmeyr illustre ce ressenti. L’auteur ne fait pas de chichis, il va droit au but avec des phrases courtes dignes d’un scénario. Il relate ce qu’il voit, ce qu’il imagine, sans entrer dans le côté émotionnel du récit. Les faits sont là, bien décrits dans ce style rapide et concis, mais cela apporte une certaine froideur au texte qui m’a encore une fois assez perturbée.

L’histoire, quant à elle, est véritablement centrée sur ces courses de motos. A ce niveau là, j’ai trouvé que l’auteur réussissait parfaitement à nous mettre dans l’ambiance dangereuse et survoltée que créaient ces évènements. Le danger est là, tapi à chaque page, et on ressent parfaitement cette tension et cette nervosité tout au long de l’histoire. De ce côté, j’ai été pleinement convaincue par l’atmosphère de l’histoire, très prenante et angoissante.

Ainsi, si l’univers du livre m’a véritablement séduite, le contenu en lui-même m’a plutôt refroidie. David Hofmeyr a oublié toute la partie humaine de son récit, ce qui aurait parfaitement contrebalancé avec le monde sombre, cruel et insensible qu’il dépeint. Toute cette absence de sentiment a été la cause de ma difficulté à rentrer pleinement dans ce récit, et à m’attacher aux différents protagonistes. Je n’ai pas eu l’impression de les connaitre plus que cela. Quant à la romance, à peine esquissée, elle ne m’a pas vraiment transportée elle non plus…

J’attends donc énormément de la suite. Car David Hofmeyr a tout de même su titiller assez ma curiosité pour avoir envie de poursuivre l’aventure auprès d’Adam. Stone Rider reste un récit très original dans un genre dystopique où on commence vite à en faire le tour et à se lasser. L’auteur a ainsi su proposer une nouveauté qui fonctionne, incontestablement, même si elle plaira plus au lectorat masculin que féminin. J‘espère donc retrouver un peu plus d’émotions dans le prochain tome pour me transporter véritablement au cœur de l’histoire et m’attacher pleinement à ces personnages si différents les uns des autres. Une série qui reste à suivre…


Éditions Gallimard Jeunesse – Collection Grand format / Roman Ado
Date de parution : 20 aout 2015
Prix : 15 € – 320 pages

Chronique rédigée pour :

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