De mères en filles, tome 4 : Ava – Dominique Drouin

Couverture De mères en filles, tome 4 : Ava

Années 1970. Ava Gauthier, fille biologique d’Anaïs Calvino, a été adoptée par une famille aimante, mais bien différente des Calvino. Éleveurs de chevaux, les Gauthier n’ont pas manqué de générosité et d’amour avec Ava, mais ce sont des taiseux et ont peu de moyens, alors que les Calvino vivent dans un tout autre univers. Faisant la connaissance de cette autre famille lors des funérailles de la doyenne, Ava réalise rapidement que dans aucune des deux elle n’est à sa place. Et les retrouvailles avec sa mère, Anaïs, ne sont pas des plus faciles. Heureusement qu’avec Ariane, sa grand-mère, un lien solide se crée. Ariane la prend sous son aile et décide de l’aider à parfaire son éducation. Accueillie, entourée et motivée par elle, Ava trouve enfin sa voix dans l’écriture pour la jeunesse. Rapidement une auteure à succès, Ava ne trouvera pas la même satisfaction dans sa vie amoureuse et familiale et vivra certaines difficultés. Décidée à tout quitter, Ava s’installera en Provence, terre de naissance d’Alice, son arrière grand- mère, et trouvera enfin l’amour, le vrai. Ainsi, De mères en filles boucle la boucle en revisitant les lieux où tout a commencé…


Mon avis :

Il m’aura fallu un moment pour venir à bout de ce livre, et pourtant je l’ai bien plus apprécié que les deux derniers tomes. Ayant suivi Alice, puis Ariane et enfin Anaïs, j’étais vraiment curieuse de découvrir cette fois Ava, dernière femme de la famille Calvino à se dévoiler. J’avais surtout envie de découvrir cet ultime tome qui referme ainsi tout un pan de cette famille que l’on a suivie sur près d’un siècle, au fur et à mesure des générations.

Ava est la fille biologique d’Anaïs, mais elle a été adoptée et a donc grandi dans une autre famille, les Gauthier, à l’opposé de celle des Calvino. Pourtant, avec Ava, j’ai eu un peu cette impression de voir la boucle bouclée. En effet, cette dernière repart un peu sur les traces de son arrière-grand-mère et effectue ainsi une sorte de retour aux sources, permettant de revenir là où tout avait commencé.

J’ai vraiment apprécié cet aspect là du livre. Même en ayant été adoptée par une autre famille, Ava essaie tout de même d’instaurer un lien entre elle et la famille Calvino. J’ai été très touchée par cette thématique là du récit qui a véritablement su me parler. Et j’ai ainsi facilement pu comprendre cette envie qu’avait Ava de retrouver ses racines malgré le fait qu’elle n’ait pas vraiment eu à se plaindre de sa famille adoptive. Car difficile de savoir qui on est quand on ne sait pas vraiment d’où l’on vient, et c’est cette mise en avant qui m’a à chaque fois poussée à lire la suite.

Mais à côté de cela, j’ai eu, une fois encore, beaucoup de mal avec l’héroïne. A croire que depuis Alice, aucune ne trouve grâce à mes yeux. Et ici, Ava confirme une nouvelle fois cette règle. Je me suis pourtant bien plus attachée à elle qu’à Anaïs ou encore Ariane, mais au bout de quatre tomes, j’ai surtout l’impression de Christine Drouin en faisait beaucoup, beaucoup trop avec ses héroïnes. A force, je me suis complètement détachée d’elles, à un tel point qu’il n’y a plus ce carcan de réalité qui les entourent et qui faisait la particularité de la saga. A vrai dire, je n’arrive plus à me dire que leurs histoires sont plausibles alors que c’était vraiment la force du premier tome.

Ici, encore une fois, il arrive tellement de choses à Ava que cela a produit l’effet inverse ; au lieu de m’attacher à elle, je suis restée complètement spectatrice. Alors, oui, l’histoire qui l’entoure reste belle malgré les épreuves, mais je n’ai pas réussi à pénétrer complètement dans le récit, et je suis restée en périphérie du texte, le lisant sans parvenir à y rentrer.

Pour conclure : Ce qui faisait l’originalité du premier tome devient ici quelque peu redondant, et l’auteur ne réussit plus vraiment à me surprendre. Je trouve dommage qu’elle ait garder exactement les mêmes lignes directrices pour ces quatre filles/femmes, sans trop d’évolution, et je ne suis donc pas parvenue à croire dans une quelconque véracité de ce qu’elle relatait, alors même que c’était ce réalisme qui m’avait plu dans le premier opus. Malgré tout, j’ai bien plus apprécié l’histoire d’Ava que celle de sa mère ou de sa grand-mère, et j’ai beaucoup aimé cette façon qu’a eue Dominique Drouin d’effectuer un véritable retour aux sources. Une conclusion bien trouvée qui m’aura quand même fait passer un bon moment malgré mon avis mitigé.


Merci aux éditions Hugo Roman pour l’envoi de ce service presse !

Parution :  12 Novembre 2015
Éditions : Hugo roman
Nombre de pages: 356
Prix : 16.95 €
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