De profundis – Emmanuelle Pirotte

Couverture De profundis

Bruxelles, dans un avenir proche. Ebola III a plongé l’Europe dans le chaos : hôpitaux débordés, électricité rationnée, fanatismes exacerbés. Roxanne survit grâce au trafic de médicaments et pense à suivre le mouvement général : s’ôter joyeusement la vie. Mais son ex-mari succombe au virus, lui laissant Stella, une fillette étrange dont elle ne s’est jamais occupée. Quand une bande de pillards assassine sa voisine, Roxanne part pour un hameau oublié, où l’attend une ancienne maison de famille. La mère et la fille pourront-elles s’adapter à ce mode de vie ancestral et à cette existence de recluses ?
Entre dystopie et conte fantastique, De profundis est un roman hors normes. Une plongée en enfer, doublée d’une fabuleuse histoire d’amour.


Chronique rédigée par Sarah 


Mon avis :

Nous sommes en Belgique, mais le pays ainsi que l’Europe toute entière à bien changé puisqu’un virus réduit la population de jour en jour. Les décors sont apocalyptiques et le fanatisme religieux y est omniprésent. C’est ici que nous retrouvons Roxanne, une trentenaire à la dérive qui survit grâce au trafic de médicaments. C’est alors que sa fille (qu’elle a abandonnée quelques mois seulement après sa naissance) refait surface. Roxanne décide de fuir et de s’installer dans l’ancienne maison familiale en espérant éviter le virus Ebola 3.

Roxanne va t-elle récupérer sa fille? Est-ce que le fait de se retrouver ensemble va provoquer un changement d’attitude chez l’une comme chez l’autre ? Je vous laisse le découvrir, mais prenez garde car ce qui semble être une histoire de survie au premier abord pourrait se transformer peu à peu en quelque chose de plus surprenant et disons même…déroutant pour certains…

Ce livre fait partie de la rentrée littéraire, j’ai donc pris mon mal en patience puisque sa sortie n’était prévue que pour fin août et donc j’ai décidé de lire d’autres livres en attendant de pouvoir découvrir et chroniquer celui-ci.

J’avoue qu’au départ je m’attendais à retrouver un récit de survie, de suspens et de rebondissements, mais aussi j’espérais que Stella aurait vraiment quelque chose de particulier, de surnaturel en elle. Je souhaitais vivre des moments de rapprochements entre la mère et la fille ainsi que suivre leur évolution à travers ce monde qui semble perdu.

Je me suis donc un peu trompée au final et en plus, on s’éloigne vraiment du côté dystopique. Oui, je peux le dire, je n’ai pas été franchement emballée par la deuxième partie du livre excepté la fin. J’étais vraiment à la recherche du déclic et donc du moment où je pourrai m’attacher aux personnages. Il y a aussi certains passages qui ne m’ont pas semblé être indispensables comme les moments où les besoins charnels de Roxanne sont expliqués. J’ai une forte impression que le récit a été coupé en deux, que le début est totalement diffèrent et même effacé par le milieu et la fin de l’histoire et ça m’embête fortement car les premières pages avaient des airs de fin du monde et je suis carrément restée sur ma faim de ce côté-là.

L’écriture est fluide, recherchée et très travaillée. L’auteur maîtrise bien le contexte ainsi que l’organisation autour de ce monde qui semble totalement invivable. Par rapport aux personnages, je n’ai pas du tout le souvenir de m’être accrochée à eux. Roxanne étant celle que j’ai détestée le plus pour son côté droguée, solitaire, froide et égoïste, Stella pour qui j’ai eu de la pitié, mais sans pouvoir m’attacher à elle. Et Medhi qui est carrément oublié pendant toute une partie du roman.

En ce qui concerne cette deuxième partie, j’ai été déroutée de rencontrer cet aspect surnaturel qui sort de nulle part et qui n’est pas très bien expliqué. Malgré tout, j’ai réussi à apprécier les dernières pages grâce au rebondissement à huis-clos qui y fait irruption, ce qui transforme ce livre en un roman noir pour la fin et contemporain pour le milieu.

Bref, j’adore les éditions Cherche Midi en général, mais ici, ce fût une petite déception pour moi. Si le sujet et le changement de genre vous tente, n’hésitez pas à le découvrir car mon avis reste personnel, mais je suis heureuse d’avoir pu me confier à vous sur cette lecture.


Parution : 25 aout 2016
Éditions : Cherche Midi
Nombre de pages : 288
Prix : 17 €
2

Une réflexion sur “De profundis – Emmanuelle Pirotte

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s