Le monstrologue, tome 1 – Rick Yancey

Couverture Le monstrologue, tome 1

La peur est parfois notre seule amie.
« Voici les secrets que j’ai gardés. La confiance que je n’ai jamais trahie. Mais cela fait aujourd’hui plus de quatre-vingt-dix ans qu’est mort celui qui m’a accordé sa confiance, celui dont j’ai conservé les secrets. Celui qui m’a sauvé… et aussi condamné. »
Ainsi commence le journal de Will Henry, jeune apprenti auprès d’un docteur à la spécialité des plus inhabituelles : la chasse aux monstres. Au fil des années passées à ses côtés, Will s’est accoutumé aux visites nocturnes et aux missions périlleuses. Mais lorsqu’une nuit, un pilleur de tombes leur apporte une trouvaille particulièrement macabre, Will et son maître se retrouvent embarqués dans une vertigineuse descente au coeur de l’horreur…


Chronique rédigée par Sarah 10422444_1413516202310476_8704006803474751439_n

Mon avis :

Tout commence en 2007 lorsqu’un vieil homme décède dans une maison de retraite. Il laisse derrière lui de mystérieux carnets qui poussent le directeur de cet établissement à faire appel à un auteur qui s’intéresse aux légendes et aux fables, mais est-ce réellement le résultat d’une démence avancée comme l’affirmaient les propres médecins du vieillard ? Nous découvrons alors l’histoire de cet individu, un certain William James Henry qui prétendait être né en 1876 et avoir été sauvé, mais aussi condamné par son maître, un docteur à la spécialité très originale : la chasse aux monstres…

Vous allez peut-être penser que je suis un peu maso de m’être lancée dans une saga écrite par Rick Yancey (l’auteur de La 5ème vague) car celle-ci ne m’avait absolument pas conquise et vous aurez probablement raison car, personnellement, c’est la plume de l’auteur et ses descriptions tirées en longueur qui me font rapidement décrocher de ses histoires. Pourtant, j’ai souhaité lui donner une nouvelle chance avec cette sortie qui promettait de nous emmener, à nouveau, dans une histoire de monstres, mais aussi, et surtout, dans un contexte beaucoup plus ancien, plus sanglant et plus macabre.

En effet, la collection R a tenu ses promesses et c’est dès le premier chapitre que notre estomac commence à se retourner avec une violence inouïe ! Nous tombons en pleine dissection d’une espèce totalement répugnante (anthropophage), de quoi vous donner la nausée, mais en même temps n’est-ce pas un peu l’effet souhaité lorsque l’on commence ce genre de lecture ? Étant toujours très attirée par le secteur médical et ayant travaillé moi-même en chirurgie, cet aspect récurrent m’a plutôt plu tout le long de ma lecture.

Néanmoins, le style de l’auteur reste le même et ma lecture fût vraiment ralentie par les très (trop) nombreuses descriptions qui n’en finissent plus et le manque cruel de dialogues entre les personnages. Je dois bien vous l’avouer que j’ai trouvé la première partie du livre très ennuyeuse et que je n’avais donc pas très envie de poursuivre ma lecture. Pourtant, j’ai senti que cette histoire avait, malgré tout, un petit quelque chose qui m’empêcherait de l’abandonner. Je n’ai donc pas été surprise de découvrir une deuxième partie qui me tenait beaucoup plus en haleine et qui ouvrait même à de nouvelles perspectives grâce à l’arrivée de deux nouveaux visages : mon préféré qui n’est autre que John Kearns et Malachi.

Jusqu’ici l’auteur n’avait jamais réussi à me faire ressentir quelque chose pour l’un de ces personnages. Avec la personnalité très humoristique et énigmatique de Kearns et le terrible drame qui entoure Malachi, comment pouvais-je rester de glace ? C’est plutôt surprenant que mon affection se porte sur ces personnages secondaires, quand l’on est censé suivre essentiellement Will Henry qui est un jeune orphelin, mais aussi l’assistant considéré comme un véritable esclave par son maître, le docteur Warthop. J’aurais dû pouvoir m’attacher au narrateur avec un passif comme le sien, mais ça n’a pas suffi à m’attendrir. Pellinore Warthrop qui est lui aussi au centre du récit ne m’a pas plus chamboulée que ça non plus. Il m’a fait penser au célèbre savant, Victor Frankenstein, pour son côté très sombre, renfermé et son obsession pour la science, l’étrange et les monstres. Par contre, son attitude versatile et dominante envers son apprenti m’a vraiment choquée ainsi que la passivité totale de Will Henry par rapport à sa condition.

Au final, je retiendrai qu’à nouveau, ma lecture est fortement perturbée lorsque je me jette dans un roman de Rick Yancey. Des longueurs, autant qu’on en veut, une lecture en demi-teinte avec des personnages principaux qui n’arrivent décidément jamais à me séduire, mais une enquête sur la migration des anthropophages qui devient prenante ainsi qu’une traque en deuxième partie qui m’a beaucoup plu et des personnages secondaires plutôt intéressants et bien exploités. Si vous aimez les monstres, la traque et tout ce qui est sanglant, je vous invite à découvrir cette saga sans plus tarder. Par contre, si toutes ces choses vous rebutent, passer votre chemin. Pour ma part, je pense que je vais m’arrêter à ce tome-ci, mais pour une toute autre raison qui est tout simplement que le style d’écriture de l’auteur n’est pas fait pour moi.


Parution :  19 janvier 2017
Éditions : Collection R
Nombre de pages : 464
Prix : 18,90 €
2.5

8 réflexions sur “Le monstrologue, tome 1 – Rick Yancey

    • Bonjour Océane – Entournantlespages, ne te fie pas à la fin de la 5 ème vague, le monstrologue n’ a strictement rien à voir avec ça, à part les nombreuses descriptions il n’y a aucun rapport. Si le genre ne te gène pas, tente tu pourrais avoir une bonne surprise au final. à bientôt 🙂

      Aimé par 1 personne

  1. Pingback: Sunday’s book n°2 : 16 janvier – 29 janvier 2017 |

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s