Syberia – Dana Skoll

Couverture Syberia

Kate Walker, jeune avocate américaine, est envoyée dans le petit village montagnard de Valadilène pour conclure le rachat d’une usine d’automates qui appartient à la famille Voralberg. Mais à son arrivée, elle découvre qu’un héritier potentiel, Hans Voralberg, a disparu en Europe de l’Est. Créateur d’automates de génie qui a passé sa vie à chercher les derniers mammouths vivant sur Terre, il s’est lancé dans sa quête jusqu’au nord de la Sibérie. Kate devra le retrouver pour mener à bien sa mission et sera confrontée à de nombreux personnages et lieux étranges qui remettront en question la vie qu’elle s’était construite.


Mon avis :

J’ai découvert le jeu vidéo Syberia il y a de nombreuses années, et j’avais été enchantée son histoire extrêmement riche et complexe. J’ai passé des heures devant des énigmes d’une logique imparable mais très recherchées. Tant et si bien que, même si je n’avais jamais fini le jeu du haut de mes quatorze ans, je me suis toujours souvenue de son univers, de Kate, de Momo et de son mammouth, et de ce monde plein d’automates.

C’est donc avec une vraie curiosité que je me suis plongée dans ce livre dont la sortie coïncide avec celle du troisième volet du jeu vidéo, mais qui, pourtant, reprend l’histoire à son commencement. Rassurez-vous, si vous ne connaissez pas les jeux vidéo originels, vous pouvez sans soucis découvrir cette version romancée. Pour ma part, j’ai donc retrouvé avec un plaisir non-dissimulée cet univers qui m’avait tant enchantée.

Le monde de Sybéria est assez spécial, entre monde contemporain et monde steampunk, très représenté par les automates ici. En effet, Kate Walker, avocate américaine, est envoyée dans un village français, en pleine montagne, afin de finaliser le rachat de l’usine d’automates Voralberg. Mais, une fois sur place, elle apprend qu’il en resterait un héritier, disparu en Europe de l’Est alors qu’il était parti à la recherche des derniers mammouths vivants. En se lançant à sa poursuite, Kate Walker ne se doutait pas un seul instant qu’elle allait mettre les pieds dans une histoire dépassant la plus fertile des imaginations…

S’il y avait bien une chose que j’avais adoré dans le jeu vidéo, c’était le décor dans lequel Benoit Sokal avait implanté son jeu. Hiver sybérien, usine d’automates, train conduit par une de ses machines… Je craignais de ne pas retrouver cette magie dans le livre, mais force est de constater que tous les éléments sont présents. Une fois de plus, la recette fonctionne et j’ai profité de ces grandes scènes décoratives qui encadrent l’histoire de la plus belle des façons.

L’histoire, quant à elle, m’a fait immédiatement replonger dans cet univers bien familier. Avec un avantage des plus certains : celui de ne plus se retrouver des jours entiers sur une même énigme. Résultat : les révélations et découvertes s’enchainent pour mieux soulever de nouvelles questions, et c’est la que l’on découvre toute la complexité se cachant dans le monde de Benoit Sokal.

Pour conclure : j’avais adoré le jeu vidéo, et j’ai encore plus adoré ce livre qui m’a fait retrouver avec délice un univers dont j’en avais apprécié le décor et l’histoire. Une nouvelle fois, le monde plein d’automates de Benoit Sokal fascine, et sa version littéraire n’a pas à rougir de son origine des jeux vidéo. Les amoureux de Syberia se régaleront de pouvoir se replonger dans les origines du premier opus, mais les néophytes pourront également apprécier toute la beauté et la complexité de ce monde fascinant et enchanteur…


Parution :  23 mars 2017
Éditions : Michel Lafon
Nombre de pages : 315
Prix : 16.95 €
5

15 réflexions sur “Syberia – Dana Skoll

  1. Est-ce que le livre ne souffre pas d’un défaut de rythme ? Adapter le jeu, c’est difficile, justement à cause des énigmes qui nous demandaient 150 aller-retours, à jouer c’est viable, à lire peut-être moins ? Comment est-ce que c’est géré ? (la galère pour suivre Momo dans le grenier, trouver la clé de l’échelle mécanique, le crayon et le papier pour décalquer le mamouth etc etc).

    Aimé par 1 personne

    • Non, au contraire. Certes il n’y a plus toutes ces énigmes à résoudre (sortir le téléphone pour appeler la maman, je m’en souviendrai toute ma vie, il m’aura fallu 5 jours pour y penser…) mais l’histoire reste fluide et cohérente. Les questions restent là, et les réponses arrivent en temps et en heure. Sincèrement, j’ai beaucoup aimé la façon dont ils ont su garder l’esprit du jeu malgré l’absence de l’essence même de cette licence : ses énigmes à s’en tirer les cheveux ^^’

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