Alabaster et moi – E. Lockhart

Couverture Alabaster & Moi

Frankie Landau-Banks n’est pas le genre de fille à accepter qu’on lui dise « non ». Surtout quand « non » signifie l’exclusion d’une société secrète. Encore moins lorsque ladite société, exclusivement masculine, est dirigée entre autres par son petit ami.

Frankie Landau-Banks est le genre de fille déterminée à montrer aux garçons du pensionnat huppé d’Alabaster qu’elle est plus intelligente qu’eux.

Du genre à prouver qu’elle peut changer le monde à l’aide de betteraves en boîte et de soutiens-gorge.


avis

Si Nous les menteurs et Trouble vérité sont assez similaires dans leur construction, par le choc des révélations que ces deux histoires génèrent, Alabaster et moi s’en éloigne radicalement. Il faut savoir qu’il fait partie des premiers romans de l’auteur. Le style est donc assez différent des deux autres romans précédemment cités. Pour autant, j’ai beaucoup aimé le regard qu’E. Lockart porte sur Alabaster…

Frankie est une jeune lycéenne qui étudie dans une école d’élite, où seuls les plus privilégiés sont acceptés. Mais, tandis qu’elle cherche doucement à y faire sa place, elle découvre une société secrète au sein même de son école dans laquelle seuls les garçons sont acceptés, ce qui ne manque pas d’insupporter Frankie. Car, pour elle qui veut changer les choses et voit plus grand, plus loin, cette société serait parfaite pour mener ses combats… si elle en faisait partie.

L’histoire est assez subtile. Il faut saisir toute l’ironie et le cynisme pour vraiment comprendre la démarche de Frankie. C’est une jeune fille assez féministe, même si elle ne s’en rend pas forcément compte, et qui essaie de s’affranchir de tout ce qu’on lui a enseigné jusque là, à savoir ne pas faire de vague et étudier gentiment tout en construisant son cercle social. Et j’ai beaucoup aimé son intelligence, sa combattivité qu’elle est presque obligée de cacher « parce qu’elle est une fille ».

Car son pensionnat pour élèves riches n’est mixte que depuis peu d’années. Résultat : les filles sont très peu mises en avant. Une situation qui énerve Frankie. Elle va donc prendre les choses en même pour mener sa petite révolution, à l’insu de tous, et avec un certain panache.

Alors oui, finalement, il ne se passe pas grand chose, et il faut attendre un certain temps avant de comprendre dans quoi Frankie se lance. Mais on sent déjà, dans l’écriture d’E. Lockhart, les prémices de ce qui fera toute la singularité de Nous les menteurs ou de Trouble vérité. Les éléments nous sont donnés dès le départ, à travers une lettre d’excuse, et il est très intéressant de voir comment Frankie a pu en arriver jusque là. Comment, aussi, elle va véritablement révéler toute son intelligence dans cette lutte.

Je regrette quelque peu de ne pas avoir eu d’épilogue, car je serais bien curieuse de savoir ce que Frankie est devenue. Mais, une chose est sûre : avec une telle volonté et un vraie caractère, Frankie est une héroïne forte qui va vraiment trouver le sens de sa vie à travers la lutte qu’elle va mener…


Parution : 07 mars 2018
Éditions : Hachette
Nombre de pages : 260
Prix : 17 €
4.0

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