La tête sous l’eau – Olivier Adam

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Quand mon père est ressorti du commissariat, il avait l’air perdu. Il m’a pris dans ses bras et s’est mis à pleurer. Un court instant j’ai pensé : ça y est, on y est. Léa est morte.

Puis il s’est écarté et j’ai vu un putain de sourire se former sur son visage. Les mots avaient du mal à sortir. Il a fini par balbutier : « On l’a retrouvée. Merde alors. On l’a retrouvée. C’en est fini de ce cauchemar. »

Il se trompait. Ma sœur serait bientôt de retour parmi nous mais on n’en avait pas terminé.


Par Marine  28468070_10215286958156547_4490930749452582912_n

Et si on parlait un peu d’un roman jeunesse ?

L’histoire d’un ado dont la sœur vient d’être retrouvée après des mois de séquestration. C’est donc en même temps l’histoire de Léa, cette sœur détruite qui revient à la maison, mais où tous ses repères n’existent plus. Car pendant son absence, ses parents se sont brisés, repoussant la faute, voulant changer de vie.
Les circonstances de l’enlèvement sont données par petits morceaux, des lettres que Léa envoyait. Car avant la disparition, il y a aussi une adolescente en colère contre ses parents qui a seulement voulu faire ce qu’elle voulait sans jamais imaginer qu’une simple sortie la conduirait vers un cauchemar sans fin.

Le narrateur est donc le frère de Léa. D’ailleurs, en écrivant cette chronique, je me suis rendue compte que je ne me souvenais plus de son nom, la raison est qu’il n’apparaît qu’une fois ou deux et la première fois ne se situe pas avant la moitié du roman. Bref, ce frère va donc nous raconter la reconstruction, non pas de sa soeur, mais de toute sa famille. Mais en se rapprochant de nouveau de Léa, il va comprendre que certains détails clochent et il va finir par comprendre le fin mot de l’histoire. Il va aussi se rendre compte que malheureusement le cauchemar n’est pas fini pour sa soeur car son ravisseur court toujours.

C’est donc un roman basé sur la reconstruction, mais bien des sujets sont abordés, l’amitié, l’amour, le ressenti d’une ado traînée de force loin de chez elle par ses parents, les bêtises qu’on pense sans conséquence. En bref, on se noie avec Léa et son frère dans l’adolescence et il est difficile de sortir la tête de l’eau après des événements aussi destructeurs.

Pour conclure, c’est une très bonne lecture. Le fait que ce ne soit pas la personne séquestrée qui raconte nous montre comment l’entourage perçoit ces retrouvailles et comment tout le monde doit se reconstruire. Pour la famille, apprendre ce que Léa a subi est tout aussi difficile car il leur est impossible d’en parler avec elle pour ne pas la brusquer. Bref, unez histoire captivante jusqu’au dénouement final.


Chronique rédigée par Marine

Parution :  23 août 2018
Éditions : Robert Laffont
Nombre de pages : 217 pages
Prix : 16 €   4.5

5 réflexions sur “La tête sous l’eau – Olivier Adam

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