Everless, tome 1 – Sara Holland

Julie vit dans la misère avec son père. Pour pouvoir payer ses dettes, celui-ci va consulter l’extracteur de temps. Car au royaume de Sempera, tout se paie en temps. On peut en effet transformer en métal précieux le temps de vie contenu dans le sang…
Pour éviter que son père, déjà très affaibli, se condamne en procédant à une nouvelle saignée, Julie se fait engager comme domestique à Everless, la résidence des Gerling, la famille la plus puissante du royaume. On va y célébrer les noces de Roan, le fils cadet de la famille, avec la fille adoptive de la reine. Cette dernière est agée de plusieurs centaines d’années grâce à ses richesses (la monnaie créée à partir du sang peut aussi se consommer pour allonger la vie…)
Or, Julie est depuis toujours secrètement amoureuse de Roan. Car elle a vécu à Everless dans son enfance. Mais suite à un tragique accident, son père et elle ont dû s’enfuir. Et son père lui a toujours interdit de retourner à Everless…


avis

J’avais énormément entendu parler de ce livre lors de sa sortie en VO. J’étais donc ravie de constater sa parution aussi rapidement en français, mais aussi que la couverture originale soit conservée – n’est-elle pas magnifique ?

Julie et son père ont du fuir Everless, la résidence de la puissante famille Gerling, il y a une dizaine d’année. Depuis, ils vivent dans la misère. Car, à Sempera, depuis que l’Alchimiste a réussi à extraire le temps et les métaux du sang, tout se paie en temps. Les miséreux n’ont pas d’autre solution que de se saigner, littéralement, pour survivre, quitte à raccourcir leur vie, tandis que les puissants, les riches, peuvent se permettre d’utiliser le temps des autres et vivre plus longtemps.

Alors, quand le père de Julie, dont le temps est compté, doit une nouvelle fois extraire son sang pour éponger ses dettes, Julie est persuadée que cette action le tuera. Elle n’hésite donc pas à se faire embaucher à Everless en tant que domestique, malgré l’interdiction que son père lui a toujours formulée : ne jamais, jamais remettre les pieds là-bas…

L’idée de base de ce roman est vraiment originale et nous plonge dans un univers assez bien construit mais qui reprend un peu trop les codes que l’on retrouve habituellement dans le genre. J’avais l’impression d’avoir une sorte de remake de Red Queen, avec des éléments certes différents, mais une histoire bien trop identique. Ce sera mon principal reproche à ce premier tome. Car si, sur le papier, les différents éléments de l’histoire lui paraissent propre, la construction du récit, quand à elle, reste beaucoup trop classique, trop déjà lue. Je n’ai donc pas réussi à me faire surprendre par l’auteure étant donné que je m’attendais déjà aux grandes révélations qui nous sont faites, et ça m’a quelque peu gâché cette découverte.

De plus, au final, toute cette histoire repose sur je ne sais pas combien de non-dits. Après réflexion, je me dis que si le père de Julie lui avait annoncé la vérité dès le départ (et il en a eu des occasions pour le faire…), cela aurait été beaucoup plus simple. Et, surtout, l’héroïne n’aurait pas foncée la tête la première sur ce piège qui se referme petit à petit autour d’elle. Surtout, ça aurait pu changer le rythme du récit, partir à la recherche de réponses sur le pourquoi du comment, et non pas sur l’enfance de Julie, dont l’héroïne semble être la seule à ne pas avoir compris, dès le départ, de quoi il en retournait. Ce que je trouve dommage, car je sens que la suite de la série peut me surprendre, mais ce ne fut malheureusement pas le cas avec ce premier opus.

Au final, il y a donc du bon comme du moins bon dans ce premier tome. Il reste un peu trop introductif, mais surtout trop classique à mon gout et, si j’ai aimé l’originalité des éléments mis en place, je reste déçue de constater que le reste possède trop un arrière gout de déjà-vu. Aucune des révélations ne m’a surprise, et j’avais malheureusement deviné la plupart de ces découvertes. La seule à être surprise, au final, c’était Julie, l’héroine, et je me demande bien comment étant donné que tout est quand même assez gros… Je veux bien croire qu’elle soit naïve, mais à ce point là, quand même…

Je regrette aussi que l’auteure ne se soit pas focalisée sur les éléments propres de son univers, ce qui en faisait toute l’originalité, pour rester, là encore, dans un schéma trop classique. Je lirais tout de même la suite, car je suis curieuse de voir comment l’auteure va faire évoluer son histoire mais, surtout, comment elle va réussir à se détacher des trop nombreux livres du même genre… (ce que j’espère fortement !)


Parution : 09 mai 2019
Éditions : Bayard – Collection Page Turners
Nombre de pages : 445

Prix : 17.90 €
3.0

10 réflexions sur “Everless, tome 1 – Sara Holland

  1. L’univers avec cette idée de paiement par le temps de vie est très intéressant, mais vu que l’auteure reste dans un schéma assez classique, c’est dommage. Je comptais lire d’abord Red queen, je sais maintenant que je lirai Everless bien après pour éviter de remarquer les similitudes.

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