Les chroniques de l’érable et du cerisier, tome 1 : Le masque de nô – Camille Monceaux

Dans le Japon du début de l’ère Edo, Ichirô, un enfant abandonné, est recueilli et élevé loin du monde par un ancien samouraï qui lui enseigne la voie du sabre. Quand des événements dramatiques bouleversent sa vie, il part pour Edo. A 15 ans, il doit survivre seul dans une ville labyrinthique où l’attendent mille dangers. Une nuit, il découvre une mystérieuse jeune fille au visage dissimulé.


avis

J’ai, tout d’abord, complètement craqué sur la couverture de ce livre, entre son aspect parcheminé, et les tranches des pages colorées, faisant apparaître de superbes fleurs de cerisiers… Il n’y a pas à dire, les éditions Gallimard ont fait un travail remarquable sur le livre-objet en lui-même. Pour le reste, étant fan du Japon, j’étais curieuse découvrir l’ambiance propre à ce roman.

Abandonné alors qu’il n’était qu’un bébé, Ichirô a toujours vécu en montagne, éloigné de la civilisation, avec pour seule compagnie un maitre samouraï et une vieille servante, Oba. Une vie jusqu’alors insouciante, rythmée par les enseignements de la voie du sabre, jusqu’à ce que son maitre meurt, assassiné. Ichirô est alors contraint de rejoindre la civilisation et va découvrir la capitale, Edo…

J’ai beaucoup aimé découvrir ce Japon médiéval que nous décrit l’auteure. Edo est une ville bouillonnante, où la culture et les traditions cohabitent, tout comme les nombreuses classes sociales. De plus, le style de Camille Monceaux est très beau, très doux, très poétique, ce qui permet vraiment de nous immerger dans l’ambiance du Japon du 17ème siècle.

Par contre, j’ai été quelque peu déstabilisée par le rythme du récit. Car, il ne faut pas se le cacher : il ne se passe pas grand-chose dans ce roman. L’intérêt est plutôt philosophique, le cheminement d’Ichirô dans sa découverte de la ville, et la perte de l’innocence qu’il avait jusque-là. Mais, sincèrement, même en ayant refermé ce livre, je ne trouve toujours pas quel en était le but final…

Ainsi, si j’ai adoré l’ambiance générale du roman, je reste bien plus mitigée sur le contenu de l’intrigue. Le rythme est trop inégal, et je n’ai pas réussi à me laisser transporter dans l’univers de Camille Monceaux. Et, lorsque l’action démarre, le roman est déjà bien avancé (plus de la moitié) et, là encore, je n’arrivais pas à cerner là où l’auteure voulait m’emmener. Ce qui est dommage, car ce roman reste un très beau voyage philosophique, mais il ne m’aura pas assez convaincue pour me donner envie d’en continuer la découverte…


Parution : 27 aout 2020
Éditions : Gallimard
Nombre de pages : 416
Prix : 20.50 €
2.5

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