Keleana, tome 4 partie 1 : – Sarah J. Maas

Keleana a embrassé sa véritable identité. Elle est Aelin Galathynius, reine de Terrasen, et elle bien décidée à s’imposer comme telle. Pour cela, il lui faudra libérer la magie. Et surtout, délivrer son cousin Aedion qui croupit dans un cachot du château de verre.

Le moment est venu de rentrer à Rifthold. Mais tant de choses ont changé en quelques mois… D’étranges patrouilles sillonnent les rues de la capitale et les égouts de la ville sont devenus le théâtre d’événements terrifiants. Que prépare le roi ? Et qu’a-t-il fait de Dorian ?

Pour obtenir des réponses à ses questions, Aelin devra renouer avec un vieil ennemi. Et redevenir l’impitoyable Keleana Sardothien…


avis

Ayant tout oublié des premiers tomes de la série, j’ai profité de cette réédition pour la (re)découvrir complètement avant d’enchaîner sur la première partie du tome 4, inédite en France. Et quel régal !

Acceptant enfin son héritage, Aelin décide de revenir sur le territoire d’Adarlan. Mais Rifthold n’est plus la ville qu’elle avait quitté : le roi ayant complètement pris le pouvoir à l’aide de sa magie obscure, de nombreux soldats ont été, à leur tour, asservi par les anneaux sombres des Valg, semant ainsi la terreur dans la ville. Le roi ne cache plus ses sombres desseins. Mais Aelin n’est plus la Keleana Sardothien que tout le monde pensait connaitre. Elle poursuit désormais un seul et même but : faire renaitre Terrasen de ses cendres, vengeant ainsi la mort de sa famille, de tous ceux qu’elle aimait, mais aussi l’asservissement de son peuple. Aelin est de retour à Rifthold, et est prête à mettre la ville à feu et à sang pour atteindre son but.

Quelle joie de retrouver la plume de Sarah J. Maas, mais aussi son talent de conteuse ! J’étais déjà fan de l’univers de son autre série, Un palais d’épines et de roses, et je suis retombée amoureuse de son imaginaire avec Keleana. L’auteure a vraiment un talent fou pour créer des univers magnifiques, avec des personnages forts et des intrigues imprévisibles. Bref, c’est juste une dinguerie de fou !

Cette première partie du tome quatre nous plonge directement dans l’action, et j’ai adoré retrouver certains aspects de l’ancienne Kelaena. Quant à l’intrigue qui se dévoile, elle est basée sur des jeux de stratégie, de tromperie, d’amitié, d’amour, du sens du devoir et de sacrifice. C’est un roman qui explore tous les aspects de la vie et les choix que chacun des protagonistes peut avoir à faire, qu’ils soient bons ou mauvais. Avec, bien sûr, beaucoup de magie et de fantaisie.

Le retour d’Aelin à Rifthold est le moyen de découvrir de nouveaux personnages, mais aussi de retrouver les personnages des tous premiers tomes : Dorian, Chaol et même Lysandra. Lysandra… Un personnage pourtant assez transparent jusque là, et, pourtant, que j’ai adoré ici, à ma plus grande surprise. Elle est surprenante, mais aussi bien loin de l’image que l’on avait d’elle jusque là. J’adore la façon dont Sarah J. Maas rebat les cartes, remettant ainsi à zéro tous les liens relationnels liant nos personnages. Ces derniers ont évolué au fur et à mesure que l’histoire a avancé, cela se ressent, et on est bien loin des histoires presque trop légères des premiers tomes.

En définitive, je suis ravie de m’être lancée dans la redécouverte de cette série. J’ai adoré ma lecture et j’ai eu droit, avec ce livre, à mon premier coup de coeur pour 2021. Vivement la suite !


Parution : 19 novembre 2020
Éditions : La martinière J. Fiction
Nombre de pages : 448
Prix : 17.50 €
pcc

Un mot quand même, pour comparer les deux éditions. Quand j’avais découvert Keleana, il y a presque 7 ans déjà, je me rappelle avoir bien aimé l’histoire mais être restée déroutée par une sensation de flou. Plus les tomes avançaient, plus j’avais l’impression de ne pas saisir certains éléments de l’histoire. Ce qui se comprend quand j’ai su, par la suite, que de nombreux passages avaient été coupés lors de la traduction. Ce qui fait, aussi, que je ne gardais que très peu de souvenirs de cette histoire.

Je n’ai pas du tout eu cette impression durant cette relecture. Même si certains passages n’ont toujours pas été réintégrés, l’histoire reste fluide et ne souffre pas de cette réduction. Je l’ai peut être senti seulement à une ou deux reprises, notamment quand Keleana parle d’événements qui se sont produits auparavant mais que l’on n’a pas vu passer.

La pagination peut surprendre, car les tomes un et deux sont moins longs que ceux des premières éditions, qui sont, pourtant, plus appauvris en texte. Mais la maison d’édition a plutôt joué sur la mise en page, puisque chaque page contient deux lignes de plus que la première édition.
Et, avec ce système, on arrive quand même à avoir plus de 70 pages supplémentaires dans la nouvelle édition du tome 3 ! Une sacrée différence tout de même, et ça permet également de constater le nombre de passages qui ont été réintégrés dans la version française.

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