Six mois par an – Clara Duarte

L’histoire d’Hana et Ro, c’est… une bagarre, un supermarché, beaucoup de spaghettis, une salle de bain écœurante, un piano électronique et beaucoup trop de plantes.

C’est bordélique, maladroit, mais c’est aussi beau. Surtout, c’est évident. Ça l’est tellement qu’Hana pense que ça pourrait durer éternellement. Et puis, le 31 août, Hana s’endort paisiblement au côté de Ro. Mais à son réveil, Ro n’est plus là.

Disparue, sans laisser de traces. Envolée, sans que personne se souvienne d’elle, sauf Hana. Comme si, au final, Ro n’avait tout simplement jamais existé. Qui est vraiment Ro, cette jeune fille mystérieuse et pourtant pleine de vie ?


avis

J’étais très curieuse à l’idée de découvrir cette histoire. Entre la couverture, magnifique, avouons-le, et le résumé, très intrigant et ayant ce petit quelque chose d’assez novateur.. Oui, j’avais vraiment hâte de découvrir ce roman !

Lorsqu’Hana fait la connaissance de Ro, tout se passe de la plus merveilleuse des façons – même si c’était dans un bar, au beau milieu d’une bagarre. Très vite, un lien intangible entre elles se forme, une belle histoire d’amour se construit. Jusqu’à cette nuit où Hana s’endort aux côtés de Ro et se réveille le lendemain, seule. Plus personne ne se souvient de Ro sauf Hana, mais ses dessins ont disparu, ses messages avec elle aussi. C’est comme si Ro n’avait jamais existée. Hana a l’impression de devenir folle et essaie de se reconstruire malgré tout. Jusqu’au jour où Ro réapparait, aussi soudainement qu’elle avait disparue. Et tout le monde semble à nouveau se rappeler d’elle.

J’ai beaucoup aimé le décor même de l’histoire ; le côté LGBTQ+ est un gros point positif. Mais c’est avec le style de l’histoire que j’ai eu un peu plus de mal, la façon dont tout cela est raconté. Je trouve que le secret de Ro est bien trop vite révélé, alors que je pensais qu’Hana allait passer plus de temps à essayer de comprendre ce qui lui arrivait, pourquoi elle était la seule à se rappeler de Ro. Au contraire, Ro va très vite lui raconter ce qui lui arrive et, à partir de cette révélation, j’ai trouvé que l’histoire stagnait complètement. Je restais dans l’attente de la fin mais n’arrivait pas à me sentir concernée par le reste de l’histoire.

Je ne me suis pas attachée aux personnages. C’était très étrange : j’avais envie de découvrir la suite du récit, de savoir pourquoi Ro disparaissait des mémoires six mois par an mais, pour autant, je ne ressentais strictement rien envers les personnages. Je n’ai pas réussi à me connecter à eux, et ai eu beaucoup de mal avec leurs personnalités.

Il faut dire qu’Hana m’a très vite énervée. En essayant de faire une protagoniste différente de ce que l’on peut retrouver en young adult, l’autrice l’a rendue plus agaçante qu’autre chose. Je n’avais pas l’impression d’être face à une adulte de 23 ans, mais bien d’une adolescente de 16 ans tant son comportement était plus déplaisant qu’autre chose. Et cette obsession autour du téléphone portable qu’elle ne veut pas recharger.. Je n’ai pas trop compris l’intérêt de la chose.

Enfin, ce qui m’a le plus énervée, c’est la part de la drogue dans ce livre, qui est très présente. Un des personnages secondaires est clairement toxicomane, mais il est complètement laissé de côté malgré la gravité de sa situation. L’autrice normalise presque cette maladie, qui n’apporte strictement rien à l’intrigue principale et qui est très mal développée. Et c’est quelque chose qui m’a vraiment énervée car, si cette thématique est évoquée dans un roman pour adolescents, il faut en parler de la meilleure des façons. Pas juste relater les faits et basta, comme si c’était une situation habituelle. 

En définitive, si l’histoire est assez unique et originale, la jeunesse de l’autrice se fait clairement ressentir sur les points les plus importants de son récit, malgré son écriture assez particulière. Les personnages ne m’ont pas plus convaincue que cela et, surtout, l’autrice essaie d’intégrer une intrigue secondaire sur la drogue sans traiter ce sujet correctement. Je suis passée complètement à côté de ce roman, ce qui me laisse un goût amer, car les histoires mettant en avant une relation amoureuse entre femmes sont bien rares en young adult


Parution : 16 février 2022
Éditions : Hachette 
Nombre de pages : 424
Prix : 18 €
2.0

2 réflexions sur “Six mois par an – Clara Duarte

Répondre à Alice Neverland Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s