Geek Girl, tome 4 – Holly Smale

Couverture Geek Girl, tome 4

C’est la rentrée, et Harriet est RA-VIE : cette année, c’est sûr, elle va prendre un nouveau départ et se faire plein d’amis. Malheureusement, malgré tous ses efforts, les amis se font rares… Même Nat, sa meilleure amie, l’évite, et Toby, son harceleur personnel, ne veut plus la voir !
C’est pourquoi, quand on lui propose un shooting au Maroc, elle accepte aussitôt. Et peu importe si le photographe s’est trompé et pense travailler avec une autre mannequin (beaucoup plus expérimentée), Harriet est prête à tout… pour briller !


Mon avis :

Harriet et moi, nous étions très vite parties du mauvais pied lors du premier tome. Il faut dire qu’avec un titre pareil, je m’attendais à découvrir une véritable héroïne geek, ce qui n’était pas vraiment le cas ici. Pour autant, malgré ce désaccord, j’ai quand même donné sa chance à cette série décalée, drôle et légère. Et, petit à petit, le charme a opéré. Lire la suite

Geek Girl – Holly Smale (Geek Girl Tome 1)

Couverture Geek girl, tome 1

Résumé de l’éditeur :

Je m’appelle Harriet Manners et je déteste la mode. Sincèrement. Je préfère savoir que lors d’un éternuement, tous les organes s’arrêtent, le cœur compris, qu’une cuillerée à café d’étoile à neutrons pèse des milliards de tonnes, ou que le merle bleu ne voit pas la couleur bleue. C’est sûrement pour ça que je n’ai pas beaucoup d’amis et qu’un « fan » a écrit GEEK au marqueur rouge sur mon sac. Alors que feriez-vous à ma place si une agence de mannequin vous repérait ? Et vous proposait de passer de geek à… chic ?

Mon avis :

Je recherchais un livre frais et pas prise de tête pour faire une pause entre deux séries. Ce livre me semblait parfait.

On pénètre tout de suite dans la vie d’Harriet. Ses jours au lycée, l’ambiance chez elle, ses relations avec sa meilleure amie Nat, son père ou encore sa belle-mère. Et son manque de relations avec le monde qui l’entoure.

Harriet ne trouve pas d’utilité à la mode et à tout ce qui s’y rapporte de près ou de loin. Elle aime les choses concrètes, est très terre à terre, adore partager les informations qu’elle juge essentielles à connaitre, et possède un dictionnaire sur sa table de chevet qu’elle lit, surligne et souligne. S’habiller ? Un T-Shirt, un pantalon, le tour est joué. A l’école, elle suit les cours avancés. Mais elle est inapte socialement, et est le souffre douleur de la star du lycée, Alexa.

D’ailleurs l’histoire commence alors qu’on lui a inscrit au marqueur rouge sur son sac le mot GEEK. Elle va chercher à connaitre le pourquoi du comment, et humiliée une nouvelle fois, va vouloir savoir comment elle se sentirait si elle était quelqu’un d’autre. Si elle serait enfin acceptée. Et par toute une sorte de quiproquos, elle se retrouve dans le monde du mannequinat.

L’histoire est légère, rafraichissante, sans prise de tête, et énormément prévisible. On sent que ce livre est pour un public jeune, voire très jeune. L’indication « Dès 12 ans » est totalement justifiée.

Les évènements s’enchainent rapidement : sur 400 pages, plus de 70 chapitres, c’est énorme. Peut être trop rapidement. Tout n’est qu’effleuré en surface, certaines situations auraient mérité d’être approfondies, notamment après le défilé, les mauvais conseils d’une des mannequins, ou encore son article dans le journal, etc…

Quant au terme geek en lui même, j’avoue avoir été déçue. Harriet est loin d’être une geek, c’est plutôt une intello qui ne s’intéresse qu’aux choses concrètes. Mais alors non, vraiment pas une geek. A moins que regarder trop de reportages sur les baleines, lire des encyclopédies, être en avance sur ses cours en fasse une geek. Aucune référence informatique, juste quelques films, mais rien qui ne corresponde réellement à ce terme.

D’où mon léger goût d’inachevé en refermant ce livre. Ce thème aurait pu apporter tellement plus d’éléments, plus de situations coquasses, il aurait mérité à mon sens d’être bien plus développé que cela. Tout est prévisible, assez plat. Les personnages sont caricaturaux au possible, du vu et déjà vu, en moins bien.

Malgré tout, l’humour est bien là, léger, parfois lourd, mais on sourit à ce qu’Harriet vit, on secoue la tête quand on la voit énoncer (encore) ses anecdotes dès qu’elle se retrouve dans une situation qu’elle ne maîtrise pas (donc tout le temps).  J’ai passé un bon moment, pas mémorable, mais agréable. Je me laisserai peut être tenter par la suite…