Mariée et Soumise – Elizabeth Moss (Au temps des Tudors T1)

Mariée et soumise

Résumé :

Demoiselle d’honneur de la reine Anne Boleyn, Eloise Tyrell espère pouvoir un jour se marier selon son cœur. Lord Wolf, un soldat endurci, intrigué depuis l’enfance par Eloise, se présente à la cour du roi Henry VIII avec le projet de l’épouser.
Elle est alors désemparée de se trouver promise à ce guerrier qu’elle connaît à peine.
Mais, d’un seul baiser Wolf éveille en elle un désir qui la terrifie, car la cour d’Angleterre se trouve plongée au cœur d’un scandale qui montre à Eloise quel sort funeste attend une femme dont le mari se lasse…

Mon avis :

Le temps des Tudors est une époque historique que j’affectionne tout particulièrement, alors un Milady à cette période, cela ne se refuse pas !
Je tiens tout d’abord à faire remarquer que la situation historique est vraiment bien respectée, de même que les personnalités de ceux possédant le pouvoir à cette époque. J’ai trouvé ce travail là de l’auteure vraiment remarquable.  On se retrouve à la fin du règne d’Anne Boleyn en tant que reine d’Henri VIII, et Elizabeth Moss a réussi à créer ici une histoire à l’Histoire, qui s’intègre parfaitement bien dans le cadre de cette période.
On découvre ainsi une héroïne assez naïve, qui croit à l’Amour alors qu’elle n’en connait que peu de choses. Eloïse rêvait de se marier à un homme qu’elle aurait choisi selon son cœur, mais se retrouve promise au nouveau Lord Wolf, soldat du roi aux manières plutôt rustres.
L’histoire est pleine de passion, mais aussi de malentendus entre nos deux jeunes gens qui essaient de s’apprivoiser. Entre la naïveté d’Eloïse et le manque de tact de Lord Wolf, le texte est empli de quiproquos et de non-dits qui se révèlent assez touchants. J’ai vraiment apprécié chaque moment de l’histoire, le développement de leur relation est des plus intéressant à suivre, et on en vient à espérer qu’enfin ils puissent se comprendre. Car le désir est là, et c’est bien ce qui unit nos deux héros en premier lieu.
Quand on a l’impression qu’enfin Eloïse et Wolf vont parvenir à former ce couple qu’ils cherchent à être, l’auteure nous entraine dans de nouveaux rebondissements. J’ai eu l’impression d’avoir deux livres en un, mais ce passage ne m’a pas dérangée, au contraire je l’ai trouvé très bien intégré. On pénètre alors dans les machinations tordues de la cour d’Henri VIII, auprès de ce roi qui veut à tout prix se séparer de sa reine, même si cela entraine d’innocentes personnes à sa suite.
Elizabeth Moss nous livre ici un premier tome remarquable de par ses personnages, son cadre historique ou son intrigue. Elle a su trouver le juste milieu entre ses trois éléments pour nous fournir un roman plein de désir, de passion, mais aussi de malentendus et de rebondissements. Je suis conquise, et l’ouverture des derniers chapitres sur Susannah, la sœur d’Eloïse, annonce un second tome dans la même lignée.
(Article rédigé pour Place to Be que je remercie de ce partenariat !)

La Princesse Blanche – Philippa Gregory

Résumé :

La Princesse Blanche clôture la saga historique de Philippa Gregory sur la Guerre des Deux- Roses. Ce conflit historique de premier ordre pour la succession du trône d’Angleterre se déroule entre 1455 et 1485, entre deux maisons : les Lancastre et les York. L’emblème de la maison de Lancastre était la rose rouge, tandis que celui des York était la rose blanche, ce qui donna son nom à cette guerre, mais aussi au roman de Philippa Gregory. L’auteur raconte la fin de cette guerre et ses conséquences, à travers le regard de la princesse Elisabeth York (rose blanche) dont le mariage forcé avec Henri VII (victorieux contre Richard III, qu’elle aimait et aurait dû épouser), met fin à la guerre des Deux-Roses et la couronne reine. Son avenir ne sera pourtant pas radieux : ses deux frères Richard et Édouard, sont présumés morts. Elle doit faire face aux intrigues de cour. D’un côté, sa mère fomente des rébellions pour reconquérir le trône. De l’autre, la mère d’Henri prend toutes les décisions à la place de son fils. De plus, plusieurs révoltes menées par des imposteurs se prétendant prince d’York viennent troubler l’équilibre si précaire de la couronne. La fin de la Guerre des Deux-Roses, souvent considérée comme le passage entre le Moyen Âge et l’époque moderne, moment fondateur pour l’État anglais, est ici racontée avec brio par l’une des plus talentueuse romancière du genre, qui choisit de faire parler les femmes que l’Histoire a trop souvent tendance à oublier.


Mon avis :

« L’Histoire ne se souviendra de moi que comme l’épouse d’un roi et la mère d’un autre. » – p248-

Cette phrase résume à elle seule la volonté de Philippa Gregory de donner la parole à ces reines de l’ombre, que l’on connait si peu, et dont le seule rôle était d’enfanter le futur héritier du trône. Lire la suite